RSS

Nanny, journal d’une baby-sitter,de Emma Mclaughin

Nanny, est une jeune étudiante de l’Université de New -York. Pour financer ses études, elle garde les enfants de grandes familles.
Mis quand elle accepte de s’occuper du petit garcon des X., Grayer, elle ne sait pas ce qui l’attend! En effet, Mme X., qui ne travaille pas, passe ses journées sans grande occupation, plutôt dans le genre maniaco-dépressive, pas même capable de s’occuper de son propre fils, malgré toutes ses grands théories sur l’éducation des enfants, qui tente tant bien que mal de garder son mari M.X.
M.X, absent du domicile familial, qui passe tout son temps au bureau, aux réunions et dans des mystérieux “voyage d’affaires”. Il entretient des liaisons avec ses collègues féminines, qui ment effrontémént.
Et Grayr au milieu de tout ca, un jeune garcon de 4 ans, pétillant, et plein de vie, sans cesse sollicitée par une mère “tyrannique”, qui ne peut réellement s’épanouir, qui manque de l’affection d’un père absent et d’une mère qui a bien d’autres choses tête.

Portrait au vitriol de cette classe privilégiée qui habite de gigantesques et luxueux appartements à Manhattan, ce roman est à la fois comique et poignant, sincère. J’ai trouvé que c’était un roman divertissant, agréable à lire. On retrouve un sens d’analyse proche de Tom Wolfe , une lucidité dans les observations. Note:4.5/5

 
1 Comment

Publié par le décembre 30, 2008 dans Romans

 

Une partie de cache-cache, de lizabeth Taylor

Harriet se sent mal dan sa peau: sa mère et les amies de celle-ci lui semblent cultivées, intelligentes et a vie à ellle, médiocre. Elle ne peut avoir cette grande carrière dont sa mère rêvait pour elle. A la sortie de l’école, elle mène une vie simple, sans grand interêt. Elle est éblouie, intimidée par Vesey, beau, brillant, mas surouot instable, incompris par son entourage, et qui semble jouer avec les sentiments d’Harriet, n’osant lui-même se dévoiler. Il part étudier à Oxford, mais n’écrira jamais.
Charles, un homme âgé, bon, dévoué et riche arrive dans la vie d’Harriet. Il l’aime  et lui offre le confort et l’amour. Elle l’aime aussi, mais autrement, car son coeur reste pris par Vesey, qui ne semble pas donner signe de vie. Charles restera 17 ans das sa vie. Il auront une fille unique Betsy, une existence respectable. Le beau ténébreux revient sur scène, il est devenu acteur de second ordre. Si tant de temps a passé, les sentiments entre eux sont inchangés. Son mariage semble alor se vider de tout sens. Charles comprend que Vesey n’est pas qu’un ami pour Harriet; Betsy est, quant à elle complètement fascinée par Vesey.
Harriet sera t’elle prête à tout quitter pour cet amour qu’elle n’a jamais oublié? Vesey, lui-même veut-il vraiment voir celle qu’il aime tout perdre, tout ce qu’elle a construit sans lui?
A partir de cette trame classique, Elizabeth Taylor a écrit un roman magnifiquement romanesque, une sorte de “Haut le Hurlevent” contemporain. En contrepoint de ce tourbillon de la vie, E.Taylor utilise son esprit malicieux et acéré) à décrire l’Angleterre rurale des années 50
J’ai bien aimé ce roman, l’histoire entre Vesey et Harriet était très belle, j’ai trouvé toutefois qu’il y avavit certains passages beaucoup moins interessants. Note:4/5

 
Leave a comment

Publié par le décembre 30, 2008 dans Romans

 

Le clan Rhett Butler, de Donald McCraig

à venir

 
Leave a comment

Publié par le décembre 30, 2008 dans Sagas

 

Premier amour, de Joyce Carol Oates

Pour une raison qui demeure obscure à Josie, sa mère a précipitamment abandonné le domicile conjugal et l’a emmenée vivre dans la maison de sa grand-tante. C’est là qu’elle fait la connaissance de Jared, un cousin nettement plus âgé qu’elle. Tout auréolé du prestige de ses études théologiques, sanglé dans d’impeccables chemises blanches amidonnées, distant et mystérieux, Jared exerce sur Josie la plus grande fascination. Par un capiteux après-midi d’été, elle le rencontre sur le bord de la rivière… Alors qu’elle cherche, entre terreur et amour, à se frayer un chemin vers elle-même, une fillette aborde à des rivages dangereux. Et ce livre inquiétant, immoral ou onirique, qui ne dit rien sur le sexe et tout sur le vertige des fantasmes, est sans doute l’un des plus érotiques qui soient.

C’est un roman court, que j’ai trouvé assez étrange, je n’ai pas réussi à cerner ce qui était raconté, je n’y ai pas été sensible, en fait, alors que l’intrigue m’interessait beaucoup au début, peut etre qu’en le relisant je saurais plus apprécié.

 
Leave a comment

Publié par le décembre 29, 2008 dans Romans

 

Que cherches tu?, de Antoinette Peské

Une jeune Française Jeanne R., sans le sou et orpheline, trouve au sortir du collège une place d’institutrice dans un manoir anglais et se laisse entraîner à des sentiments qui ne sont peut-être pas encore de son âge. Les maîtres de l’endroit, une jeune femme triste et son Irlandais d’époux Sir Edward, qui tourne entre ces murs lugubres comme un fauve en cage, ne se parlent plus. Leur fille, gamine encore, confiée aux soins de la tendre Frenchie, ne vit que par et pour la haine qu’elle porte à son père. Et voilà que la jeune étrangère, d’une confidence à l’autre, va être conduite à jouer entre ces personnages un rôle décisif, mortel peut-être…
Sur ce thème scabreux, traité dans une tonalité étrange – à la fois pudique et sauvage –, Antoinette Peské construit un récit des plus dérangeants, à l’age de 18 ans. On a, bizarrement, l’impression de lire un texte « étranger » – mais étranger à quoi ? Comme si la romancière, dès ce premier essai, avait voulu s’affranchir de tout modèle.

J’ai lu ce livre en pensant trouver quelque chose de proche de Jane Eyre, (que j’avais adoré, raison pour laquelle j’étais interessée), en effet il y a une inspiration de Jane Eyre (l’Héroine Jeanne R., gouvernante arrive dans une famille entourée de mystères, de secrets, de non-dits), mais la ressemblance ne va pas outre mesure.O n entre bien dans l’histoire, que j’aimais bien au début, mais j’ai trouvé la fin assez étrange, différent de ce à quoi je m’attendais. Cette étrangeté était l’effet recherché, je pense. J’ai du mal aussi à situer l’intrigue, on ne sait pas trop l’époque ou l’histore se déroule. Roman court, qui se lit facilement, mais j’ai apprécié moyennement, c’est interessant sans plus. Note:3/5

 
1 Comment

Publié par le décembre 29, 2008 dans Romans

 

Nais Micoulin et autres nouvelles, de Emile Zola

Nais Micoulin
C’est l’histoire d’une passion brûlante dans la lumière crue de l’estaque . Fille d’un métayer aigri, la farouche et fière Naîs s’éprend du fils des propriétaires, Frederic Rostand, élévé dans la crainte d’une mère autoritaire et qui mène, sous les dehors d’une vie studieus, une jeunesse débauchée. Le temps d’un été caniculaire, la passion va consumer la jeune fille, qui pour protégér son amant dee la colère de son père, ira jusqu’au patricide.

Nantas
Nantas est un jeune homme fraîchement installé à Paris. Après 12 ans passé d’une vie monotone, en tant que négociant de vin à Marseille, retenu auprès de son père devenu impotent. A la mort de celui-ci, l’avenir semble s’ouvrir et s’éclairer pour Nantas dont l’ambition est sans limites. A paris, il espère pouvoir assouvir ses ambitions, mais très vite ses illusions s’envolent, tout ne s’annonce pas comme prévu. Le succès peine à venir. Mais un jour, un étrange marchése propose à lui, par l’intermediaire de Mlle Chun, gouvernante de Flavie Danvilliers,fille d’un baron et qui est enceinte d’un homme marié. Entre Nantas et Flavie, ca n’est alors qu’un mariage d’interêt, il apporte son nom et elle, sa fortune.
Les années passent, les affaires de Nantas fleurissent. Mais avec le temps, Nantas s’est épris de Flavie, cette dernière reste pourtant indifférente à ce mari qu’elle à épousé contre son gré, et mène une vie mondaine complètement séparée de lui. Nantas ne montre rien de cet amour, de peur de souffrir.Mais lorsqu’il soupconne Flavie d’avoir des amants, c’est plus qu’il ne peut en supporter. Nantas, cet homme ambitieux et froid se trouve pris dans les pièges de l’amour et de la jalousie…
J’ai beaucoup apprécié cette nouvelle, car Nantas m’a un peu fait penser à Octave Mouret (Au bonheur des dames”), cette ambition, cette volonté de réussir, ses sentiments pour flavie ( qui pour sa part ne m’a pas réellement fait penser à Denise Baudu). D’ailleurs certaines phrases prononcées par Nantas, certaines scènes ne sont pas sans rappeler “Au bonheur de dames”.

La mort d’Olivier Bécaille
Olivier Bécaille est mort. Mort? Pas tout à fait, si son corps est physiquement inerte, son âme et son esprit sont bel et bien conscients. C’est ainsi qu’il voit la réaction de sa femme, de ses voisins, il passe en revu sa vie passée. Il voit les préparatifs angoissants de son enterrement. Incapable de réagir, il se voit considéré comme mort, alors qu’il est vivant. Pourra t’il échapper à ce funeste destin?

Madame Sourdis
Mlle Adèle Morand est une jeune femme qui mène une vie simple, pas très belle, mais intelligente, ele travaille dans la boutique de son père. Elle y voit défiler des artistes, dont un qui l’intrigue particulièrement, Ferdinand Sourdis. Peu à peu s’installe entre eux une amitié, une complicité intellectuelle. Mais si Adèle voit son affection pour Ferdinand se tranformer en amour, Ferdinand ne voit en elle qu’une amie. De plus, il mène une vie qui lui convient tout à fait, débauché et libre, femmes et plaisirs font partie de son quotidien.
A la mort du père Morand, Adèle hérite d’une petite fortune. Elle propose le mariage à Ferdinand. S’il est loin de l’aimer, cette petite fortune aiderait Ferdinand à devenir un grand artiste, reconnnu dans les salons artistiques. Ce mariage pourtant va révéler le reel caractère des deux protagonistes, les rôles semblent s’inverser…

Les Coquillages de M.Chabre
Monsieur Chabre n’arrive pas à faire d’enfant à Madame; Le médecin prescrit à Monsieur une cure de crustacés, Maames rencontre au bord de la mer un beau jeune homm…Le lecteur suivra le dénouement de ce récit prochede Maupassant et plein d’une sensualité heureuse.

Madame Neigeon

Ces nouvelles nous révèlent Zola, sous un jour inhabituel, tour à tour parisien et ironique, passionnel et pathétique.

 
1 Comment

Publié par le décembre 22, 2008 dans Les Classiques

 

Les amours masquées, de Mireille Lesage

Une Caracolante histoire d’amour et de trahison, au temps où le jeune Louis XIV, sacrifiant son bonheur à sa gloire, renonçait la mort dans l’âme, à Marie Mancini.

Fils de Floriane et d’Artus d’Ivreville, Adrien, né le même jour que le futur Roi-Soleil, est devenu, au fil des ans, son ami le plus cher et le plus intime.
En ce printemps de 1659, le jeune Louis XIV s’apprête, non sans déchirements, à renoncer à Marie Mancini qu’il aime passionnément. Conscient de sacrifier son bonheur à sa gloire, il sera bientôt uni à l’infante d’Espagne, Marie-Thérèse d’Autriche.

Ce bonheur refusé à son roi, Adrien, intrépide, et non sans naïveté juvénile, ose y prétendre, envoûté par la capiteuse Lorenza, la plus mystérieuse des nièces de Mazarin, que le Cardinal manipule à son gré. Mais les espoirs du fils de Floriane sont de très courte durée. Pris aux pièges de l’amour et de ses désillusions, il ne tarde pas à découvrir au travers de sa route, sous les masques des apparences et du Carnaval, le vrai visage d’un implacable ennemi, grand seigneur dépravé, qui a juré sa perte.

Passion, ambition, jalousie, vengeance, luxure, tendresse et innocence, nourrissent la trame de cette caracolante histoire d’amour et de trahison. A l’aventure d’Adrien d’Ivreville, s’entremêle la jeunesse, romanesque à souhait, du plus grand de nos rois brillamment évoquée par Mireille Lesage, dans une somptueuse fresque historique d’une rigoureuse fidélité.
J’ai bien apprécié ce roman, je l’ai lu surtout parce que je voulais savoir ce qu’était devenu Charlotte pour qui l’histoire s’est terminée si tragiquement, on est resté un peu sur notre fin. Mais dans ce 6ème volet, Charlotte est comme entouré par un voile de mystère, on apprend peu de choses, si ce n’est qu’elle s’est éloignée.
Dans ce roman règne aussi une ambiance plus luxurieuse ou sensuelle. Bizzarement, je n’ai pas ressenti de sympathie pour Claire de Venel, dont on comprend vite qu’elle va jouer un rôle important auprès d’Adrien, comme ce qu’on pouvait ressentir envers Floriane et Charlotte, peut-être à cause de son côté un peu “peste” au début. Quoi qu’il en soit, j’ai beaucoup aimé (un peu moins que les précédents, tout de même). Note:5/5

 
2 Comments

Publié par le septembre 1, 2008 dans Sagas

 

Madame l’étrangère: La princesse Palatine, de Jacqueline Duchêne

1671. La jeune princesse Elizabeth-Charlotte de Bavières, surnommée Liselotte, arrive en France pour épouser le Duc d’Orléans, Monsieur frère du Roi, dont la première femme Henriette d’Angleterre est morte. Elle sait que par cette alliance décidée par le Roi, elle aura, au coeur de la cour la plus brillante d’Europe, le titre prestigieux de Madame, mais que l’homme auquel elle est promise n’aime pas les femmes.
La Palatine devra lutter. Contre la mélancolie de l’expatriation, contre les complots des favoris de son mari. Subir aussi la volonté de Louvois, décidé à détruire son “Palatinat”. Affronter l’hostilité de la Maintenon qui intrigue, contre les enfants de Liselotte, en faveur des bâtards de la Montespan.

Au milieu de tous ses tourments, la complicité de Louis XIV est le seul rayon de soleil de la Palatine. Il l’éblouit par sa seul présence. Le franc-parler de l’étrangère, son insolence, son goût de la chasse et de la vie plaisent infiniment au monarque, quand il n’est pas contraint par ses maîtresses de prendre ses distances avec elle.

La Palatine vit. La Palatine résiste et surtout, la Palatine écrit des centaines de lettres pleines d’esprit et témoignant d’un sens aigu de l’observation. Et c’est à partir de cette correspondance mordante que Jacqueline Duchêne a construit ce roman d’une belle intensité, qui met en lumière l’une des femmes les plus attachantes du Grand Siècle- et la plus surprenante.

 
Leave a comment

Publié par le septembre 1, 2008 dans Romans Historiques

 

La princesse de Montpensier, de Madame de la Fayette

Ce roman très court raconte l’histoire de ” l’ une des plus belles princesses du monde, et qui aurait sans doute été la plus heureuse, si la vertu et la prudence  eussent conduit toutes ses actions”..

Sous le règne de Charles IX, Mademoiselle de Mézière est la fille unique et héritière du Marquis de Mezières. Elle est promise au Duc de Guise qu’elle aime et qui l’aime passionément aussi. Mais le très jeune âge de Mademoiselle de Mézières retarde le mariage.
Par un revirement des alliances, et parce que la maison Bourbon voit d’un mauvais oeil l’élevation du Duc de Guise, elle se voit contraite d’épouser le prince de Montpensier. Les années passent pour la princesse, elle mène une vie sereine, entourée de son mari et du meilleur ami de celui-ci, le Comte de Chabanne qui s’éprend très vite d’elle. Mais un jour elle revoit son premier amour, le Duc de Guise, les sentiments de celui-ci envers elle n’ont pas changés, et sont toujours aussi passionnées. La princesse essaie tant bien que mal de repousser ses propres sentiments, mais elle-même ne l’a pas oublié…

 
1 Comment

Publié par le septembre 1, 2008 dans Les Classiques

 

Moi, Charlotte Simmons, de Tom Wolfe

Dupont University, l’Olympe de la connaissance, abrite la crème de la jeunesse américaine, l’élite de demain derrière ses flèches gothiques aux reflets roses et ses pelouses impeccables qui perpétuent la tradition depuis plus d’un siècle…
Du moins est ce ainsi qu’elle apparaît aux yeux de la très jolie Charlotte Simmons, une sage et studieuse étudiante de première année au regard innocent, originaire d’une modeste famille modeste aux principes rigoureux des Montagnes Bleues, en Caroline du Nord, et admise dans le saint des saints sur la seule qualité de son brillant cursus de lycéenne.
Mais, en faisant la connaissance des parangons de cette élite, confrontée à leurs moeurs étranges, Charlotte tombe de haut. Et découvre avec désarroi que le temple du savoir semble surtout celui du sexe, de la débauche, de l’alcool et des ambitions mesquines.

Il y a Beverly, sa colocataire écervelée, prétentieuse et friquée, méprisant Charlotte, ses principes et ce qu’elle est, allant jusqu’à ignorer son existence. Elle poursuit de ses assiduités les joueurs de crosse, et elle sait s’y prendre.
 Hoyt Thorpe, égocentrique et narcissique, trop beau pour être honnête, membre de la puissante fraternité Saint-Ray, assoiffé de domination sociale, devenu malgré lui le héros d’une sordide nuit, où il s’est battu avec le garde du corps du gouverneur de Californie, découvert dans une situation embarrassante avec une jeune étudiante. Charlotte n’échappera pas à son pouvoir de séduction, ni à son emprise.
Adam Gellin, rédacteur du journal indépendant de l’université, membre des “Mutants du Millénaire”, et qui se considère en tant que tel comme le seul garant de l’esprit intellectuel sur ce campus en proie à la frénésie du sexe, de la dépravation, et des bacchanales arrosés d’alcool. Charlotte voit en lui, en son esprit ce que devrait être Dupont, ce que devrait être un élève de Dupont. Quant à Adam, il voit en elle un ange, une fille différente de toutes les autres, belle, innocente et intelligente, pas de comparaison possible, elle est la femme de sa vie…
Jojo Johanssen, seul joueur blanc de l’équipe de Basket vénérée de Dupont, acclamé par cette célèbre devise “Go, go, Jojo!”. Sa rencontre avec Charlotte va le changer, lui donner de nouvelle aspirations. Mais être un sportif et intelligent, n’est ce pas contradictoire? Est ce vraiment le rôle d’un sportif, en voie de devenir professionnel, de surcroît adulé par tous, de philosopher sur Platon et Socrate? Pour son coach et ses coéquipiers, la réponse est clairement non. Il va devoir se confronter à leur préjugés, mais la tâche n’est pas aussi simple qu’il le croyait, surtout depuis que son poste de titulaire est menacé par un jeune prodige…

Il y a entre eux de histoires de pouvoir, d’ambition, d’humiliation, mais aussi de sentiments. des joutes, des jeux: sociaux, intellectuels, sexuels, amicaux, amoureux….Candide et pleine d’illusions, la petite provinciale des Montagnes Bleues n’en maîtrise guère les règles. Mais le tourbillon de sa première année va se charger de la déniasier, et Charlotte n’est pas tout à fait la blanche colombe qu’elle croyait être. Guidée jusque là par cette volonté de “ne jamais céder à la pression du groupe”, elle voit ce principe auquel elle a été fidèle pendant 18 ans, perdre peu à peu de la valeur à ses yeux, et du terrain en elle, dans son comportement, pour laisser place, logiquement à la fascination de prestige social, ce prestige social qui semble régner en maître sur ce milieu estudiantin.

J’ai été agréablement surprise par ce roman. Je pensais que ca serait un roman banal, mais c’est beaucoup plus que cela.
J’avoue avoir eu un peu de mal à commencer, à cause du langage très familier, cru, et de la présence du mot f***, utilisé de manière excessive, dans toutes les phrases, et parfois plusieurs fois dans une même phrase, il est utilisé pour dire tout est rien. Très utilisé au début, sa fréquence d’utilisation diminue tout au long du roman sans toutefois disparaître complètement. Si son utilisation est courante dans le langage américain, l’effet n’est pas le même quand on le lit en francais (effet plutôt lourd).
Mais à part cela, j’ai beaucoup aimé ce roman. On découvre en même temps que Charlotte ce milieu, on la suit dans ses expériences, on est complètement immergé dans ce milieu, au premier abord prestigieux, mais où la réussite sociale semble plus prisée que la réussite scolaire, où elle est très importante. On découvre tout simplement ce qui se cache derrière un nom prestigieux, ce que l’on ne voit pas si l’on regarde la facade dorée. Les apparences et les masques tombent pour ne laisser filtrer que la débauche, les vices, la dépravation et les excès.
Bizzarement, on s’attache à quelques personnages, Jojo par exemple dont l’évolution est la plus flagrante, et la plus positive. Les différents personnages sont typiques, chacun dans leur domaines, correspondant ou du moins ne démentant pas les clichés (comme quoi les clichés ne sont pas constamment faux): le jeune homme tombeur, qui fait craquer toutes les filles et égoïste à souhait; La blonde, une vraie peste, idiote et allumeuse; On peut continuer longtemps dans ce domaine..

J’ai trouvé que c’était un magnifique roman d’apprentissage, ou plutôt de desapprentissage? En effet, j’ai trouvé que la fin n’était pas très optimiste (si vous ne voulez pas connaître la fin, arrêtez vous-là): On retrouve Charlotte se demandant, si au fond,  plutôt que l’élevation intellectuelle (et en même temps ses rêves, ambitions et espoirs qui la différenciait des aures filles de Dupont) comme elle le pensait au début, ce qu’elle voulait ca n’était pas tout simplement d’être admirée, aimée, être considérée comme différente des autres bien qu’elle ne fit rien pour cela.

Tom Wolfe nous offre avec cette satire cinglante, sur un ton caustique et ironique, ses illusions perdues et le grand roman de la vie étudiante made in America. Roman brillant.Note:5/5

 
2 Comments

Publié par le août 13, 2008 dans Romans

 
 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.